Taxe Trump : Nouveaux rebondissements dans la filière viticole française

Taxe Trump : Nouveaux rebondissements dans la filière viticole française

C’est un coup dur pour la filière viticole française. La taxe Trump visant les vins tranquilles et le cognac autorise une majoration de 25% des droits de douane, et ce, à partir du 12 janvier 2021. Cette mesure s’ajoute à des augmentations de taxes déjà présentes depuis 2019 pénalisant encore plus les viticulteurs français. iD Systemes fait le point sur la situation.

 

Les bouteilles de vins françaises taxées sur le sol américain

 

Face à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe, les viticulteurs français subissent des augmentations de droit de douane lors de leurs exportations sur le sol américain. Il est important de rappeler que les Etats-Unis sont la destination de choix des exportations de vins français puisqu’elles représentaient plus de 1,7 milliard d’euros en 2018.

 

En 2019, l’administration Trump avait déjà imposé un droit de douane de 25% sur les vins tranquilles de moins de 14 degrés vendus en contenants de moins de deux litres. En 2021, c’est désormais l’ensemble des vins tranquilles et certains spiritueux tel que le cognac et l’armagnac qui se retrouvent soumis à cette taxe. Cette nouvelle mesure de rétorsion est source d’inquiétude pour l’intégralité de la filière viticole française déjà fragilisée par la pandémie mondiale et le Brexit.

 

Quelles solutions pour la filière viticole ?

Lors de la première mesure en 2019, les viticulteurs français ont tenté de s’organiser, par exemple en anticipant la mesure en exportant en amont plus de bouteilles. Désormais, la généralisation de la taxe à l’ensemble des vins tranquilles ne les exemptent plus et la filière est aujourd’hui à court de solutions pour continuer d’exporter vers le sol américain. Désormais, les importateurs retardent les commandes, les annulent ou refusent de payer le dédouanement, les palettes reviennent donc en France où elles s’accumulent sans perspectives de ventes.

Aujourd’hui, la filière réclame des aides au gouvernement français et à l’Union européenne pour compenser le manque à gagner. Dans ce tableau noir, une seule lueur d’espoir, le gouvernement américain recule quant à la taxation du champagne et crémant face à la décision française de taxer les GAFA (Google Airbnb Facebook Amazon).

Dans ce conflit, les viticulteurs espèrent que leurs voix seront entendues dans l’Union européenne, mais également, au-delà de l’atlantique où un nouveau gouvernement va être installé le 20 janvier prochain.

MAJ : Discours de Bruno Le Maire 

 

 

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